01/09/08 00:08 rangé dans:
Analyses

Un
gouvernement tente de soumettre par la force
une minorité séparatiste, une grande
puissance intervient au nom du devoir
d’ingérence afin de prévenir un
« génocide » et, sa mission
accomplie, reconnaît l’indépendance des
peuples "libérés" qui laissent éclater leur
joie et leur reconnaissance dans la liesse
populaire. Dans le même temps, à des milliers
de kilomètres, d’autres grandes puissances,
apparemment insensibles au droit des peuples,
protestent contre la violation de l’intégrité
territoriale d’un Etat souverain.
Le scénario qui s’est joué
ces dernières semaines en Géorgie est un
grand classique et ressemble même un peu à un
cliché, à la manière d’un blockbuster
hollywoodien. C’est du moins l’impression
qu’il donnerait si les rôles n’avaient pas
été si bizarrement distribués. A la surprise
du public, ce sont les Russes qui se font
cette fois les champions de l’ingérence
humanitaire, tandis qu’Américains et
Européens endossent les habits ringards des
défenseurs de l’ordre établi contre la
volonté des peuples.
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Tags: Géorgie, Russie, Ossétie, Abkhazie, Medvedev, Kossovo, droit, démocratie, ingérence, unilatéralisme, universalisme, Changer la gauche