Universités et entreprises: quel contrat de mariage ?, par Damien I.

Rapprocher université et entreprises n’est ni
bon ni mauvais en soi, et tout dépend des
mesures concrètes qui sont prises pour mettre
en oeuvre ce slogan. Méfions-nous notamment
de son interprétation la plus courante, parce
qu’elle est naïve et parce qu’elle ne
n’intègre pas le fait que nous vivons dans un
monde qui évolue de plus en plus rapidement.
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1/ La naïveté serait de croire que les
entreprises inciteront les universités à
délivrer des enseignements qui sont, à long
terme, bénéfiques aux étudiants. Posséder des
savoirs techniques (comptabilité, gestion,
logistique) facilite en effet l’accès au
premier emploi. Mais ce sont les savoirs
généraux qui permettent ensuite de gravir les
échelons dans les entreprises. Or, il est
probable que les entreprises insistent plus
sur les savoirs techniques que sur les
savoirs généraux, qui sont moins clairement
identifiés et identifiables.
Les qualités d’écriture, de présentation,
d’expression, de communication des idées,
mais aussi la culture générale et la capacité
d’analyse, ne sont pas essentielles en début
de carrière. Elles sont cependant nécessaires
pour progresser dans l’entreprise et pour
accéder à des postes à responsabilité. A
l’échelle d’une carrière, des savoirs trop
spécialisés sont utiles à court terme mais
insuffisants à moyen terme, et l’individu
risque de voir ses perspectives se
restreindre s’il n’a pas bénéficié
d’enseignements généraux et théoriques,
lettres, histoire ou mathématiques. Le
rapprochement entre université et entreprise
ne devrait donc pas se faire au détriment des
disciplines qui semblent les moins
directement liées à l’entreprise.
2/ Le fait que nous vivions dans un monde qui
change rapidement s’explique
simplement : les centres d’innovation se
multiplient et l’économie devient plus
compétitive, notamment parce que de nouveaux
acteurs émergent et parce que les barrières
au commerce international sont en constante
diminution. Dans un tel contexte, les
produits et les méthodes de production les
moins innovants et les moins rentables ne
peuvent pas subsister longtemps, et les
entreprises comme les travailleurs doivent se
donner les moyens de s’adapter à un rythme
soutenu.
Discriminer moins pour gagner plus, par Matthieu Niango

Rien n’est dit, en effet, des raisons pour
lesquels les symboles de la République sont
régulièrement attaqués par les populations
d’origine immigrée (ce fut le cas entre autre
d’un France-Maroc en novembre 2007). C’est
ainsi dans l’indifférence générale et sans
commentaire du gouvernement que s’est
déroulé, la semaine dernière, le
procès
de Daytona, une société
fournissant des prestations d’hôtesses de
vente et d’animation, condamnée pour avoir
établi un fichier ethnique à l’usage de
ses clients.

